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Architecture: le musée Yves Saint-Laurent de Marrakech remporte le Grand Prix Afex 2018

Découpé dans la brique rouge marocaine, l’édifice a été livré par Studio KO en 2017. Il a reçu cette récompense décernée par l’association Architectes français à l’export (Afex) lors d’une cérémonie à Venise, le 24 mai.

Venise, sa Biennale, son public d’architectes et d’amateurs venus du monde entier pour découvrir ce que la discipline peut offrir de meilleur : quel autre lieu peut mieux convenir quand il est question de vanter l’excellence française et sa capacité à s’exporter ?Comme tous les deux ans, l’Afex (Architectes français à l’export) a donc profité de ce rendez-vous pour remettre son Grand Prix, le 24 mai. Cette récompense qui, depuis 2010, distingue les meilleures réalisations d’agences françaises en terres étrangères est revenue cette année au musée Yves Saint-Laurent de Marrakech, livrée en 2017 par Studio KO. Pour cette édition 2018, un prix spécial est par ailleurs décerné à l’architecte Jean Nouvel, dont l’œuvre construite à l’international est exceptionnelle.

Lien profond

L’édifice, qui l’a emporté sur neuf autres bâtiments finalistes, est emblématique d’un lien profond pour le Maroc, celui qu’avaient noué le couturier et Pierre Bergé dès les années 1960. Lors de leur tout premier séjour à Marrakech, les deux hommes avaient succombé aux charmes du Jardin Majorelle et avaient fini par l’acheter en 1980. C’est à quelques dizaines de mètres de là que la fondation du Jardin Majorelle a choisi de construire un musée dédié à Yves Saint-Laurent, décédé en 2008.

En 2014, son président qui n’était autre que Pierre Bergé avait choisi de passer commande à l’agence des architectes Karl Fournier et Olivier Marty, Studio KO. Ils avaient donc eu la tâche d’imaginer ce qui devait à la fois faire écrin pour le fonds Yves Saint-Laurent et répondre aux demandes, que l’on imagine aisément très fermes, de Pierre Bergé. L’homme d’affaires et mécène avait ainsi décrété : « C’est simple, je veux quelque chose de fort, de marocain, de contemporain et surtout d’extrêmement exigeant. »

 Le musée qui a ouvert en octobre 2017, quelques semaines seulement après la mort de Pierre Bergé, semble parvenir à un juste équilibre en le luxe et la rusticité. Sa géométrie très pure, qui mêle les courbes et les droites, est censée évoquer les traits de craie des patrons de couture. Elle épouse aussi précisément les volumes des programmes qu’elle accueille : l’auditorium, les salles d’exposition, la bibliothèque… Cet ensemble de 3 086 m² (surface utile) est enveloppé dans un manteau de brique « qui permet des jeux de lumière et de texture donnant un effet de dentelle », explique le chef de projet, Fayçal Tiaïba.

 

Longue recherche

Cette brique, l’architecte l’a recherchée longtemps. « Pour trouver la forme, la teinte et l’épiderme que nous souhaitions, j’ai fait le tour des briquetiers du pays, avant de finalement tomber un jour sur un échantillon que nous avions dans un carton à l’agence », raconte-t-il.

Une entreprise assez importante des environs de Tétouan, Dar Zelige, a donc fourni le matériau d’habillage. « La brique est en effet employée en parement, car en raison des règles sismiques de Marrakech, la structure en béton armée était obligatoire. Mais ces briques participent aussi à l’inertie du musée », explique encore Fayçal Tiaïba. Lors de ce chantier, l’entreprise générale, la filiale de Bouygues Bymaro, a fait appel à des maîtres-artisans pour façonner le vêtement de terre cuite du musée.

Source: lemoniteur.fr

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