A LA UNE
Vous êtes ici : Accueil / ARCHITECTURE / La première partie de la biennale d’architecture Agora Rabat-Salé a posé les bonnes bases pour la Grande Exposition

La première partie de la biennale d’architecture Agora Rabat-Salé a posé les bonnes bases pour la Grande Exposition

CULTURE - Les habitants des villes de Rabat et Salé ont probablement remarqué une animation inhabituelle autour du pont du Bouregreg depuis ce vendredi 23 mars. Des rencontres et des spectacles ont été organisés dans le cadre de la première partie de la biennale Agora Rabat-Salé, qui a pris fin dimanche et pose de solides bases pour les prochains événements de cette édition inaugurale.

Initiée par un collectif d’architecte marocains, français et espagnols, la biennale a occupé pendant trois jours la culée creuse du pont liant Rabat à Salé, mais aussi le chantier du Grand Théâtre et le Quai des créateurs.

“Je suis passé très souvent par ce pont, mais je n’ai jamais soupçonné qu’il y avait un tel espace qui pouvait être exploité d’une manière aussi intelligente”, déclare au HuffPost Maroc Abdelahad Fassi-Fihri, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville.

“Une ville est belle par ses monument, par ses avenues, par ses espaces publics mais elle également belle par son dynamisme culturel. Mon souhait est donc que cette biennale s’ancre dans le paysage culturel rbati et slaoui et que des initiatives pareilles aient lieu dans d’autres villes du pays”, espère le ministre.

 

AIC PRESS
Le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Abdelahad Fassi-Fihri et la directrice de l’école d’architecture de l’UIR, Imane Bennani, en compagnie des étudiants de l’UIR lors de la 1ère édition de la biennale Agora Rabat Salé.

 

Pour Imane Bennani, directrice de l’école d’architecture de l’UIR, partenaire de la biennale, ce projet est surtout un prétexte pour réunir des gens de différents milieux, les rapprocher de l’architecture, et les réconcilier avec leur ville.

Les habitants ont eu droit à une panoplie de débats, de spectacles et d’ateliers pour enfants autour de l’art, de l’architecture et du patrimoine. Ils ont notamment pu voir sur la scène de leur camion théâtre les membres excentriques de la troupe Khoroto, mais aussi un spectacle nocturne de funambules qui se balancent sur le Bouregreg, ou encore la pièce El Had du groupe Karacena.

Les visiteurs ont également pu voir deux expositions sous le thème “Exil et Mémoire” de Leila Alaoui et Mounir Fatmi, ainsi que une exposition mode réunissant des créations de Karim Addouchi sous le thème de l’“Entre Deux”.

Des projets étudiants géniaux et réalisables

Une centaine d’étudiants de l’école d’architecture de l’UIR ont également occupé la place en créant des constructions éphémères sur cette grande place, notamment des potagers, des bancs ou encore des “places de contemplation” pour apprécier le paysage qu’offre le Bouregreg.

Oumnia, étudiante à l’UIR en deuxième année d’architecture, travaillait sur des assises de trois comptoirs depuis lundi 19 mars. “C’est le premier projet que je construis. Ça change de la classe où l’on ne fait que dessiner”, dit-elle en admirant fièrement le résultat de son travail.

Pour le président de l’ordre national des architectes, Azzedine Nekmouch, ces projets d’étudiants sont “géniaux, réalisables et peuvent être mis en place tout de suite”. “Ces simples constructions peuvent créer de l’animation et offrir un espace où l’on peut s’asseoir, prendre un verre de thé, et respirer”, affirme Nekmouch au HuffPost Maroc.

Une soirée gratuite du groupe Moroko Loko animé par le DJ Amine K a également fait vibrer, samedi, les édifices du pont.

La visite prévue du Grand Théâtre n’a cependant pas eu lieu pour des raisons de sécurité et sera reportée pour en faire bénéficier la deuxième étape de la biennale, qui aura lieu du 6 au 8 mai.

Des projections en plein air des films des réalisateurs marocains Nabil Ayouch, Leïla Kilani et Karim Moussaoui auront lieu au quai de Rabat mais aussi des ateliers et débat avec le grand architecte japonais Kengo Kuma.

Pour Chamss Doha Oulkadi, tous ces événements ont été mis en place pour préparer le public à la grande exposition “Entre Deux – L’image de la ville et l’image de soi”, prévue du 14 au 20 septembre à l’intérieur du chantier du Grand Théâtre de Rabat et qui réunira les oeuvres de 120 artistes et architectes tunisiens, algériens, libanais, sénégalais, iraniens, français, et de bien d’autres pays.

Source: huffpostmaghreb

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Revenir en haut de la page